PEUR DE L'AVION

by - 10 septembre





Ou comment je surmonte ma peur de cet engin qui me fascine autant qu'il me terrorise... Dans cet article, je vous confie tout au sujet de ma plus grande phobie, parce que je sais que je suis loin d'être la seule.

Les statistiques disent qu'au moins une personne sur 10 aurait peur en avion... Et c'est mon cas. Je suis vraiment phobique d'un moyen de transport qui est pourtant reconnu pour sa fiabilité. Ça commence dès la réservation du billet et ça ne vous quitte pas jusqu'au retour des vacances...

J'ai choisi de pas faire de stage comme en propose la plupart des compagnies aériennes comme AIR FRANCE surtout parce que je n'ai pas les moyens de me l'offrir. D'après les avis que j'ai lu, c'est sûrement la solution idéale mais pour ma part, quitte à dépenser entre 400 et 600 euros, je préfère partir en voyage.

Vous aussi vous avez entendu le fameux: "Mais arrête, c'est le moyen de transport le plus sûr du monde...", vous connaissez tous les chiffres et autres statistiques en termes d'accidentologie des transports... Ben oui, le phobique se renseigne mais, qui a dit qu'une phobie était forcément rationnelle?

C'est à partir de cette question que j'ai en partie réussi à surmonter ma peur. Je dis en partie parce qu'on n'est jamais à l’abri d'une petite crise de panique... Je vous ai préparé un petit plan d'attaque pour venir à bout de cette phobie et enfin pouvoir savourer la chance de voyager... Je n'ai jamais étudié la psychologie, je n'ai d'ailleurs pas la prétention d'avoir complètement compris cette peur car je la crois propre à chacun. Ce sont juste des petites choses qui m'ont aidé à avancer que je souhaitais partager avec vous.



#1 IDENTIFIER LA PEUR

En ce qui me concerne, j'ai toujours pris l'avion, au moins 2 fois par an depuis l'âge de 9 mois pour être précise. N'ayant pas conscience du danger si jeune, la peur n'est apparu que bien plus tard. En fait, elle s'est installée insidieusement lors de mon année d'Erasmus durant laquelle je pouvais rentrer une fois par mois en France grâce aux tarifs de Ryanair... Il m'arrivait de trouver des vols Bologne - Beauvais à 11€ à l'époque! Donc autant vous dire qu'en une année, j'ai pris une bonne dizaine de fois l'avion.

Plus je prenais l'avion, plus les contrôles de sécurité se renforçaient... Bien loin de me rassurer, ce petit rituel devenait de plus en plus source d'angoisse. On parlait aux informations des différents crashs ou des disparitions comme le vol de la Malaisia Airlines mais aussi des attentats avec toujours plus de sensationnalisme et de parallèles infondés. C'est comme ça que les rouages de la peur se sont progressivement mis en marche. Ensuite venait le fait que je ne sois pas en mesure de contrôler l'appareil. Vous avez remarqué? On est complètement infantilisé lorsqu'il s'agit de prendre l'avion. En voiture, je conduis mon véhicule, je suis maître de ma machine mais, en avion, je remets ma vie entre les mains d'un inconnu... Comme dans un bus sauf que le bus, j'ai l'impression de savoir le conduire puisque je connais la route et son code. Mais dans le ciel il n'y a pas de routes, du moins, elles ne sont pas visibles. De plus, l'avion est une machine complexe que je ne maîtrise pas.

Au final, plus la peur s'installe plus on se rends compte de sa multiplicité. 

Et puis un jour, ça s'est mal passé. Lors d'un vol Paris-Barcelone, notre appareil a manqué son atterrissage pour cause de vents violents et piste mouillée. Il n'y a, bien sûr, pas eu de blessés même si les pompiers nous attendaient à la sortie de l'avion. Je me suis pris une vraie claque car je trimbalais déjà tout mon bagage émotionnel chargé de peur et j'ai cru mourir... Aujourd'hui je sais qu'en réalité ce n'était qu'un ressenti. Même si la situation était objectivement délicate, les pilotes sont formés pour minimiser le risque. C'est pourquoi j'en viens à mon point n°2.


#2 RATIONALISER LA PEUR

  • Partant du principe que ma peur n'était pas rationnelle compte tenu des statistiques en termes d'accidentologie des transports, je me suis dis que j'allais essayer de la combattre par des faits. Il s'agissait, non plus, de me persuader mais réellement, de me CONVAINCRE que l'avion est un moyen de transport sûr. J'ai décidé de me renseigner au maximum de mes capacités de compréhension en la matière, en commençant par le commencement c'est-à-dire en essayant d'abord de comprendre comment l'avion vole. Portance, poids, poussée et traînée sont devenues mes nouvelles amies grâce à différents outils. Je vous recommande vivement d'aller faire un tour sur le site www.peuravion.com où vous trouverez de nombreuses informations à ce sujet. 
  • Une fois que j'avais bien compris que l'avion n'allait pas tomber du ciel car ce dernier est conçu pour VOLER, j'ai cherché à savoir combien d'avion volaient chaque jour et j'ai téléchargé une petite appli super sympa qui me permettait de voir en temps réel le trajet de chaque avion en l'air à l'instant T partout dans le monde. www.flightradar24.com - J'ai compris grâce à cette appli que ma peur était un chouïa égocentrique, parce qu'il faudrait vraiment ne pas avoir de bol pour que ça tombe sur moi, au vu du nombre d'avions pour lesquels tout se passe bien. Le risque zéro n'existe pas mais, les accidents restent rares.
  • Enfin, mon dernier outil peut paraître assez dingue car il s'agit du site www.crash-aerien.aero qui recense toutes les informations en termes de crash, accidents et incidents sur la parc aérien mondial. Pour ma part, j'ai choisi de ne pas détourner le regard du "risque" existant mais de le relativiser. La plupart du temps, le site explique l'origine du problème et ses conséquences. Finalement, il permet de réaliser que dans la plus grande majorité des cas, il n'y a heureusement aucune conséquence pour les passagers car les procédures sont draconiennes et les pilotes très bien formés à réagir dans tous les cas de figures. 

#3 PRATIQUER

C'est la partie la plus délicate parce que malgré toute la théorie avalée en amont du voyage, la pratique fait forcément resurgir des émotions. Dans un avion, je suis souvent en proie à de très grosses attaques de panique que je dois gérer du mieux que je peux. Cette année est particulière pour moi car j'ai réussi à prendre plus de 12 fois l'avion. OUI 12 FOIS dont 4 vols long-courriers lors de notre lune de miel aux U.S.A.. C'est d'ailleurs ce qui m'a motivée à chercher des solutions contre ma peur. Je ne prends jamais de calmants et autres psychotropes avant un vol car j'ai peur de l'effet kiss cool, j'ai préféré miser sur du naturel. 15 jours avant de partir, j'ai commencé à prendre du Zenalia de chez Boiron et des Fleurs de Bach (Élixir VOYAGES) mais, pour être honnête, j'étais quand même dans tous mes états. Heureusement, nous avons eu la chance de voyager sur de très bonnes compagnies comme BRUSSELS AIRLINES. Dès mon entrée dans l'avion, j'ai fait part de mon appréhension au personnel de bord qui de toute façon avait déjà repéré mes larmes... Ils ont été vraiment aux petits soins et je sentais une volonté sincère de leur part de m'aider à traverser ce moment du mieux que possible. J'ai essayé de me distraire au maximum grâce aux différents films proposés et je parvenais à me détendre au fil des heures.


Les 2 ou 3 autres vols qui ont suivis ont été assez difficiles aussi. Surtout le JFK - Las VEGAS qui avait lieu 4 jours après notre arrivée à New York dans lequel je refusais catégoriquement de monter. Mon mari désespéré a fait appel a une hôtesse Jet Blue, notre compagnie, qui m'a, elle aussi, aidé à surmonter cette peur. Ensuite, il y a eu un moment très difficile lors d’impressionnantes turbulences dans le Miami - Montréal et, encore, une fois, un adorable steward d'AIR CANADA ROUGE est venu voler à ma rescousse! Et en Québécois s'il vous plait! Les turbulences ne peuvent pas casser l'avion. En revanche, elle peuvent secouer beaucoup plus fort que ce dont on à l'habitude en Europe, d'ailleurs, les pilotes sont habitués et ils peuvent changer d'altitude pour les éviter afin d'assurer la sécurité des passagers à bord mais surtout pour leur confort.

Bref, le personnel de bord est là. Si vous avez peur, dites leur simplement. Ils en voient tous les jours et sont habitués à gérer nos émotions débordantes. Je les remercie tous chaleureusement parce que sans eux je n'aurai pas pu vivre ce joli voyage.

Au fil des vols, mon appréhension s'estompe, j'éprouve par exemple du plaisir à admirer le paysage par le hublot alors qu'avant, je m'installais systématiquement côté couloir! J'arrive aussi à manger, ce qui était IMPOSSIBLE il y a encore quelques mois... Alors que franchement ce serait dommage de passer à côté d'un tel moment de gastronomie... LOL!

Pour la suite, je compte bien essayer une expérience en simulateur de vol juste histoire de voir ce que ça fait d'être aux commandes!


Voilà, j'espère que ces quelques pistes vous aideront dans votre cheminement contre la peur de voler.



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