Désorientation professionnelle - PARTIE II

by - 04 mai


Mes chers lecteurs, voici enfin la suite de mon article "Désorientation professionnelle - PARTIE I", j'ai mis un peu de temps à l'écrire car je vous avoue avoir hésité avant de le partager sur le blog. C'est un manifeste très personnel sur ce qui a conduit ma réflexion avant d'envisager une reconversion professionnelle. D'emblée je vous le dis, il y aura une troisième et dernière partie dans laquelle je vous donnerai quelques outils pour vous aider à vous ré-orienter. J'ai constaté un grand vide sur la toile concernant ce sujet, car en apparence, les résultats sont nombreux sur la forme mais, en ce qui concerne le fond c'est une toute autre histoire... Enfin, tant que ça fait vendre! [#putaclic]

COMMERCIALE

Comme je vous le disais dans la Partie I de l'article, je ne regrette pas ce que j'ai fait jusque là puisque dans un certain sens, cela m'a permis d'en apprendre énormément sur moi, sur les autres, sur les relations au sein de l'entreprise mais aussi, d'acquérir des compétences dans le domaine commercial dont on pourrait penser qu'elles ne me serviront plus au vu de ce que j'ai choisi de faire de ma vie mais, je fais partie de ces personnes qui pensent que l'on ne fait jamais rien pour rien... 

Ces quatre dernières années, j'ai exercé le métier de responsable de secteur pour différentes sociétés, multinationales pour la plupart et, à chaque fois, j'ai été confrontée au même problème. Dans le domaine commercial comme vous vous en doutez, l'argent est au coeur de toutes les préoccupations. Plus la structure est grosse moins l'humain est à sa place dans les échanges. J'avais l'impression de perdre pieds, d'être complètement aliénée à des tâches dont je finissais par ne plus comprendre le sens. 

Pourtant au début j'y croyais, j'avais la niaque. Je me défonçais pour toucher des primes indécentes et j'oubliais mon absence de vie sociale dans les open-bars des hôtels cinq étoiles que l'on nous réservait en guise de récompense à l'occasion des très prisés séminaires. Mais tout ça, c'était avant de réaliser que je me comportais comme un âne devant lequel on agite une carotte. Le manque de maturité peut-être, le manque de recul sûrement et surtout la peur de l'inconnu, ont fait que j'ai mis du temps à prendre une décision radicale. Il faut dire aussi que l'exemple parental ne nous aide pas. Il fût un temps où une fois que le C.D.I. était signé, il s'agissait de s'y accrocher telle une moule à son rocher. C'était le job de votre vie et vous alliez enfin pouvoir vous empresser de contracter un crédit à la banque pour acheter un maximum de choses, ce qui finalement, avait pour conséquence de vous maintenir un long moment dans votre condition. Enfin, ne vous méprenez pas, je ne vous juge pas. Ce n'était juste pas fait pour moi.

J'ai d'abord préféré faire des sauts de puce pour être bien certaine que l'herbe n'était pas plus verte ailleurs, du job-hopping comme l'appellent nos voisins outre-manche. Trouver du travail était si facile que j'ai commencé à me douter de la supercherie. À force, j'ai fini par réaliser qu'il y avait vraiment une faille dans le système. Je n'avais même plus besoin de chercher, les recruteurs m'appelaient. Plus parlant encore, les offres pour un même poste réapparaissaient tous les six mois sur les sites d'emploi. Oui, six mois, c'est le temps qu'il fallait à une nouvelle recrue pour se rendre compte que ce n'était pas pour elle. Ainsi je comprenais que je n'étais pas la seule... 

LE DECLIC

J'ai toujours eu un excellent relationnel avec mes clients. C'était, je crois, la seule chose qui me faisait encore tenir. Je finissais pourtant par être si malheureuse que n'arrivais plus à faire illusion face à eux. La pression des chiffres en tête, je prenais la route pour vendre toujours plus de came en sachant que je ne parviendrai jamais à atteindre des objectifs de plus en plus élevés qui pourtant ne corrélaient pas avec les prévisions du marché. Je remettais sans cesse en question le but de mes missions ne parvenant jamais à en trouver le sens... Je laissais alors inconsciemment les relations se dégrader, peut-être parce que j'avais atteint le fameux point de non retour.
D'un autre côté, à 25 ans, je commençais à faire des projets de vie dont je réalisais qu'ils ne seraient pas faisables avec une si forte instabilité professionnelle.

"Le fric c'est bien, le bonheur c'est mieux."

Je n'ai pas fait de dépression à proprement parler mais je suis quand même allée voir une psy. Là encore, j'ai appris énormément de choses sur moi qui, finalement, me permettaient de voir plus clair non seulement, en ce qui concerne mon travail mais aussi, d'en savoir un peu plus qui je suis et le pourquoi je réagis comme je le fais. D'abord sceptique à l'idée "d'aller voir quelqu'un" comme dirait Gad Elmaleh, cela m'a au final permis de pouvoir commencer une longue introspection car, à défaut de vocation, il fallait bien que je trouve ce qui me correspond!

A bientôt pour la suite dans laquelle j'essaierai de vous donner quelques clés pour alimenter votre réflexion concernant l'orientation professionnelle!



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